L'Iliade d'Homère - Chant XII Pointillés
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Le combat se poursuit auprès de la muraille grecque. Les Troyens combattent à pied et franchissent le fossé. Les Ajax, Idoménée, Teucer, contiennent les efforts.
Hector franchit la muraille et brise une porte. Les Troyens se précipitent, les Grecs fuient vers les nefs.
Patrocle soignait Eurypylos tandis que la bataille faisait rage autour du camp des Grecs et le fossé et la vaste muraille ne seraient pas longtemps une solide protection, car les Grecs avaient omis d'offrir aux Dieux une hécatombe (sacrifice de cent bêtes - héca = cent) et la muraille ne disposait pas de la faveur des Dieux.
Dailleurs tant qu'Hector serait vivant, que le Péléide garderait sa colère (Achille fils de Pélée) et que la ville de Priam serait épargnée, la muraille resterait, mais quand les Troyens seraient morts, les Grecs tués ou survivants, la cité de Priam renversée, les Argiens rentrés, alors les Dieux Poséidon et Apollon détruisirent la muraille en faisant converger les eaux des fleuves de l'Ida; le Rhésos, l'Heptaporos, le Carésos, le Rhodios, le Granique, l'Esopos, le divin Scamandre et le Simoïs si chargé de morts, de casques et de boucliers, avec la force de la mer que Poséidon commandait de son trident et la pluie que Zeus faisait tomber continuellement.
(Cette vengeance des Dieux est à rapprocher de la mission de Poséidon et d'Apollon auprès de Laomédon qui leur demanda de reconstruire la muraille de Troie. Laomédon n'ayant pas accepté de rémunérer les Dieux, ceux-ci punirent le roi, mais prirent aussi plus tard le parti des Grecs. Ici, les Dieux parachèvent leurs colères en effaçant non seulement Troie mais aussi le camp fatal des Grecs. - Une autre explication est qu'Homère livre ici la fin de la guerre de Troie qu'il n'écrira pas dans l'Iliade et que le poête ne peut plus situer précisément la ville de Troie, malgré sa connaissance parfaite des lieux grecs.)
Les chevaux troyens hésitaient au bord du profond fossé. Le bord qui protégeait la palissade était hérissé de pals et Polydamas exhorta Hector et les hommes à ne pas franchir ainsi le fossé mais à descendre des chars et à combattre à pied derrière Hector. Celui-ci descendit et divisa les hommes en cinq corps commandés l'un par Alcathoos, Pâris et Agénor, un deuxième par Hélénos, Déiphobe (deux fils de Priam) et Asios, un troisième par Anchise, Enée, Archilochos et Acamas (deux fils d'Anténor), un quatrième par Sarpédon, Glaucos et Astéropaios pour les alliés et le cinquième par Hector, Polydamas et Cébrion qui commandaient les plus braves.
Asios pourtant utilisa son char et passa par les portes laissées non fermées pour permettre aux Grecs de rentrer dans leur camp. Il fut repoussé par Polypoitès (fils de Pirithoos) et Léontée (fort comme Arès). Les deux héros grecs firent hésiter les suivants tant ils tuaient et retenaient les élans. Asios lui-même mourut sous la lance d'Idoménée. Tandis que le combat faisait rage, les Troyens furent horrifiés par un signe terrible. Un aigle portait dans ses serres un dragon vivant qui réussit à le mordre et le faire lacher. Et Polydamas interpréta le signe par lequel les Troyens ne devaient pas porter l'attaque plus loin car les Troyens seraient tués en trop grand nombre.
Hector menaça le prêtre et continua le combat et tous cherchait à arracher les créneaux de la muraille. De leurs côtés les deux Ajax raffermissaient le courage des Grecs et repoussaient les attaquants.
Sarpédon conduisit alors ses Lyciens, entrainant Glaucos avec lui. Ménesthée envoya chercher les deux Ajax à son aide. Ajax fils de Télamon et son frère l'archer Teucer vinrent en renfort. Teucer blessa Glaucos et Ajax repoussait les assaillants. Sarpédon arracha un pan de muraille, Teucer le visa sans l'atteindre, Ajax s'opposa à son avancée. Et tous s'équilibrait. De son côté Hector franchit la muraille et d'une large pierre brisa les gonds de la porte. Il ordonna aux Troyens de le suivre et les Grecs s'enfuirent vers les nefs.